Localisation de la MRC

Le territoire de la MRC est d’une superficie de 1 754 km² qui se découpe en 18 municipalités et en un territoire aquatique non organisé dans le fleuve Saint-Laurent (4,7 % du territoire de la MRC). En 2024 (ISQ, Estimation de la population des municipalités selon l’âge et le genre, 2001-2024), la population totale de la MRC était estimée à 37 190 habitants. La population des municipalités varie entre 513 et 9 024 habitants. La MRC est en croissance démographique et devrait augmenter sa population de 12,41 % d’ici 2041, soit une augmentation brute de près de 5 000 citoyens au total. Cette croissance serait surtout concentrée dans l’est de la MRC, alors que des municipalités telles Saint-Apollinaire et Saint-Agapit enregistreraient respectivement des taux de croissance de 39,8 % et 24 %.
Découvrir les 18 municipalités
Les principaux axes routiers sont la 132 (route des Navigateurs), la 269 (chemin Craig-Gosford), les 271 et 273 ainsi que la 116, parallèle à l’autoroute 20 (Jean-Lesage).
Quatre pôles touristiques régionaux participent à l’attractivité de la MRC, soit le Moulin du Portage (Leclercville), le Parc de la Chute Sainte-Agathe (Sainte-Agathe-de-Lotbinière), le Mont Radar (Saint-Sylvestre) et le Domaine Joly-De Lotbinière (Sainte-Croix).
Les deux rivières importantes du territoire de la MRC sont les rivières Beaurivage, qui passe au sein des périmètres d’urbanisation de Saint-Patrice-de-Beaurivage et de Saint-Gilles, ainsi que du Chêne, qui passe au cœur de Val-Alain et de Leclercville.
La MRC de Lotbinière se démarque par son fort caractère agricole. En effet, 93,5 % de son territoire (98 % de son territoire terrestre) est situé en zone agricole selon la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.
1%
Villégiature (îlots déstructurés)1,70%
Périmètres d'urbanisation (villages)6%
Plans d'eau et littoral38,30%
Terres en culture53%
Forêts
Parmi les catégories Forêts et Plans d’eau et littoral, 27 % du territoire de la MRC est recouvert de milieux humides potentiels. Il s’agit majoritairement de tourbières et de marécages.
Trois réserves écologiques sont situées sur le territoire de la MRC, soit les réserves Pointe-Platon (Sainte-Croix), Rivière-du-Moulin (Lotbinière) et Lionel-Cinq-Mars (principalement Saint-Édouard-de-Lotbinière).
Sur le plan économique, les industries de la fabrication et de la construction sont les deux plus grands employeurs du territoire. Au niveau agricole, la production laitière, l’élevage du porc et la culture des céréales à grains sont parmi les activités les plus importantes, tout comme l’acériculture et la foresterie.
Les territoires publics
Forêt de la Seigneurie de Lotbinière (anciennement Seigneurie Joly)
Les documents suivants portent sur la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière, anciennement appelée Seigneurie Joly : une forêt publique à protéger.
Les réserves écologiques
Trois réserves écologiques se trouvent sur le territoire de la MRC de Lotbinière.
Lionel-Cinq-Mars
Consultez la fiche de la réserve sur le site du gouvernement du Québec.
Pointe-Platon
Consultez la fiche de la réserve sur le site du gouvernement du Québec.
Rivière du Moulin
Les paysages de la MRC

Sur le territoire de la MRC de Lotbinière, nous pouvons distinguer cinq grandes unités de paysage :
- le fleuve et son littoral ;
- la terrasse fluviale ;
- la plaine de Lotbinière ;
- le piedmont ;
- les basses collines des Appalaches.
Chacune de ces entités présente des caractéristiques géologiques propres qui se traduisent par des assemblages particuliers de reliefs.
Le fleuve et son littoral
Autrefois appelé la « Rivière qui marche » par les Amérindiens, le fleuve Saint-Laurent, l’un des plus importants en Amérique du Nord, prend sa source dans les Grands Lacs et aboutit 1 000 km plus loin au golfe du Saint-Laurent. Traversant sur près de 50 km la MRC de Lotbinière, le fleuve Saint-Laurent offre des paysages remarquables sur l’ensemble de son passage.
Fleuve Saint-Laurent dans la municipalité de Lotbinière
Formé d’une voie navigable, d’un estran ou batture (zone influencée par les marées), de terrasses et de falaises spectaculaires, ce paysage emblématique de la région évolue au rythme des saisons. Au printemps, les glaces se retirent et, tranquillement, le retour des oiseaux migrateurs, tels l’oie des neiges et la bernache du Canada, annonce le début de la belle saison. Les marais prennent alors vie et s’installent les hautes herbes. En été, les villégiateurs occupent les chalets construits sur les terrasses tout au long du fleuve. Tranquillement, à l’automne, le marais jaunit et le retour des oiseaux migrateurs annonce le retour de la saison froide. Peu à peu, la glace s’y installe et y demeurera pour quelques mois.
Plus ponctuellement, divers éléments ont su marquer le paysage au fil du temps. On n’a qu’à penser au noyau villageois à l’embouchure de la rivière du Chêne à Leclercville, aux différents quais (désaffectés ou en utilisation) et à l’îlot Richelieu à Lotbinière, ancien poste de traite sous Samuel de Champlain.

La terrasse fluviale
Village de Saint-Antoine-de-Tilly
Cette unité de paysage, longeant le fleuve Saint-Laurent, a comme principal axe de développement la route Marie-Victorin. On y retrouve les municipalités de Saint-Antoine-de-Tilly, de Sainte-Croix, de Lotbinière et de Leclercville. Celles-ci sont localisées en majeure partie sur la terrasse, au haut de la falaise. Ces sites permettent alors des contacts très étroits avec la zone du littoral.
Cette grande étendue plane, localement inclinée vers le fleuve, offre de nombreux points de vue admirables. Bande particulièrement vouée à l’agriculture, le paysage présente diverses exploitations agricoles concentrées principalement dans le secteur laitier, bien que divers types d’exploitations s’y retrouvent.

Terrasse de Platon
D’ailleurs, l’est de Sainte-Croix et pratiquement l’ensemble de la municipalité de Saint-Antoine-de-Tilly comportent un éventail important de producteurs horticoles dont les kiosques, aménagés en bordure de la route, permettent aux passants de se procurer des produits frais. Au plan cadastral, ce secteur se distingue par des parcelles en culture évidemment plus petites que les exploitations agricoles conventionnelles.
Généralement, l’orientation des terres témoigne du régime seigneurial, en étant alignées perpendiculairement à l’axe du fleuve. Situées au bout des terres, les surfaces boisées représentent environ le quart de la superficie et sont majoritairement constituées d’essences feuillues.

Pointe-Platon
Plus particulièrement, notons la présence de la Pointe-Platon. Ancienne propriété du Seigneur de Lotbinière, cette pointe s’avançant vers le fleuve Saint-Laurent mérite une attention particulière. Outre les bâtiments du domaine, le secteur englobe une forêt domaniale riche et une réserve écologique provinciale.

La plaine de Lotbinière
Ce type de paysage, habituellement caractérisé par une grande étendue plane et localement ondulée, représente la majorité du territoire de la MRC de Lotbinière. Il se particularise en deux grands ensembles d’occupation du territoire, soit : les grandes étendues forestières et les rangs agricoles, qui se côtoient et s’entrecoupent de façon désordonnée dans l’ensemble du paysage.
Seigneurie Ross
Les grandes étendues forestières représentent environ la moitié du paysage de la plaine de Lotbinière et sont dispersées aléatoirement sur le territoire. La Seigneurie de Joly, paysage forestier situé dans le nord-ouest de la MRC, offre un paysage représentant bien cette dimension. Territoire public, ce secteur propose un paysage caractéristique d’une exploitation forestière soutenue, aussi bien visible en vue aérienne qu’au niveau du sol. Les essences présentes dans ce secteur sont majoritairement feuillues et près de 10 % des exploitations acéricoles de la MRC de Lotbinière s’y retrouvent.
Le centre de la MRC de Lotbinière dévoile un paysage forestier qui se distingue de celui de la Seigneurie de Joly par ses particularités physiques. Communément appelé la « Seigneurie Ross », ce secteur offre un paysage forestier à essences résineuses dominé par d’importantes tourbières (7 des 9 tourbières identifiées au schéma pour la conservation). Bien qu’étant voué à l’exploitation forestière par une entreprise privée, ce type de paysage se distingue aisément de la Seigneurie de Joly.

Tourbière de Sainte-Agathe
Dans une moindre mesure, l’on retrouve divers paysages forestiers épars sur l’ensemble de la plaine de Lotbinière, dont la taille et la vocation (villégiature, récréation) diffèrent des grands secteurs d’exploitation forestière.
Occupant les espaces entre les secteurs forestiers, les rangs agricoles sont aussi fortement représentés dans la plaine de Lotbinière. De prime abord, ces rangs se caractérisent principalement par une agriculture soutenue et aisément visible sur le terrain. De grands champs en culture, des pâturages, des fourrages, des bâtiments agricoles témoignent de ce type d’activité. Ce type de paysage de la plaine de Lotbinière offre tout de même ses particularités locales.

Champs Agricoles Sainte-Croix
Notamment, le secteur de la plaine de Saint-Édouard-de-Lotbinière présente un paysage agricole fortement dynamique dominé par d’importantes exploitations laitières. Ce paysage de grandes surfaces en exploitation comporte de nombreux champs en culture céréalière, en fourrage et en pâturage. Les boisés, bien que représentant une superficie négligeable, sont localisés au fond des terres. Les parcelles, orientées sud-est, nord-ouest et perpendiculaire au Fleuve Saint-Laurent témoignent du système seigneurial d’autrefois.

Plaine de Saint-Édouard
Au centre de la MRC de Lotbinière, la plaine de Saint-Agapit témoigne d’un paysage agricole dynamique typique de la région. Le lotissement de ce secteur s’effectue de façon à s’harmoniser perpendiculairement avec les voies de communication existantes tout en conservant une certaine logique avec l’axe fluvial. Ce paysage agricole consacré à la production laitière renferme un nombre important d’entreprises agricoles. Comparativement à la plaine de Saint-Édouard-de-Lotbinière, les parcelles de ce secteur sont de taille moins importante et sont dominées par des pâturages et des fourrages. Les boisés de ce type de paysage sont plus importants et peuvent même représenter près de 40 % de l’utilisation du sol malgré la vocation agricole. Ces boisés sont habituellement situés au fond des terres.

Plaine de Saint-Agapit
Le sud-est de la plaine de Lotbinière, soit la plaine de Saint-Narcisse-de-Beaurivage, est représenté par un paysage agricole dynamique relativement différent. Agricole à plus de 60 %, ce secteur témoigne d’une activité agricole mixte dominée par le secteur porcin. Malgré une superficie plutôt restreinte, cette région présente un nombre important d’exploitations agricoles (11,6 % de la MRC). La particularité de l’organisation spatiale de ce secteur se situe au niveau de l’orientation des parcelles qui ne suit pas la tendance Nord-Ouest, Sud-Est de l’ensemble de la MRC.

Autoroute 20 à Saint-Apollinaire
utre les paysages agricoles et forestiers, la plaine de Lotbinière présente différents éléments ponctuels considérables d’une importance capitale dans le mode d’établissement de la population. Les voies de communication, le réseau hydrographique, les milieux humides et la potentialité agricole des sols ont fortement influencé le paysage tel qu’on le connaît aujourd’hui. D’ailleurs, la présence de l’autoroute 20 a fortement influencé le paysage de la plaine de Lotbinière. Cicatrice routière découpant le paysage, l’autoroute a favorisé l’implantation de municipalités à vocation industrielle comme Laurier-Station et Saint-Apollinaire. Aujourd’hui transformé en piste cyclable, le Chemin de fer du Grand-Tronc a aussi considérablement contribué au développement de Saint-Agapit et de Dosquet.

Le piedmont des Appalaches
Ce paysage, assurant le lien entre la plaine de Lotbinière et les basses collines des Appalaches, se caractérise par un complexe de buttes orientées nord-est – sud-ouest. Comportant des pentes significatives variant entre 6 % et 15 % et des altitudes oscillant entre 180 m et 380 m, ce paysage offre une manne de points de vue remarquables.
Buttes de Saint-Sylvestre
La présence d’un relief considérable influence fortement l’occupation du sol de ce paysage. Dans l’ensemble, ce paysage se présente comme un complexe de vallons boisés entrecoupé d’importantes parcelles agricoles. Vu la topographie, l’organisation des parcelles se présente comme un casse-tête plutôt hétérogène où l’orientation des voies de communication est d’une importance majeure.

Buttes de Saint-Sylvestre
Les secteurs boisés de cette unité de paysage sont formés majoritairement d’une forêt dite mixte, où les essences feuillues et résineuses se côtoient. Cette unité de paysage présente plus de 17 % des exploitations acéricoles de l’ensemble de la MRC. Les rivières Beaurivage, Bécancour et Filkars constituent également des éléments importants dans ce paysage.

Les basses collines des Appalaches
Ne couvrant qu’une petite portion de la MRC de Lotbinière, le paysage des basses collines des Appalaches se caractérise par la présence d’un complexe de collines dont les altitudes varient entre 320 m et 700 m. La topographie modèle le paysage forestier de ce secteur de la MRC. Boisé à plus de 90 % (dont près de la moitié en feuillus), le paysage des basses collines des Appalaches se caractérise par une forte présence des exploitations acéricoles (11 % de la MRC). Les paysages automnaux y sont impressionnants.
Mont Sainte-Marguerite

Le secteur offre de nombreux points de vue panoramiques, tant sur la région montagneuse du sud que sur la plaine de Lotbinière vers le nord. Ces points de vue ont su, au fil des ans, attirer un nombre considérable de villégiateurs.
Plus particulièrement, cette unité de paysage est l’hôte du Mont Sainte-Marguerite (698 m) et du Mont Handkerchief (660 m) à Saint-Sylvestre, les deux points les plus élevés de la MRC de Lotbinière. Le sommet du Mont Sainte-Marguerite témoigne d’une époque révolue, celle de la guerre froide, puisqu’un bunker y fut construit afin de prévenir les invasions soviétiques.
Forêt de la Seigneurie de Lotbinière
Avec une superficie de 163 km², la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière est la plus importante forêt publique des Basses-terres du Saint-Laurent. Elle fait partie de la MRC de Lotbinière et chevauche les municipalités de Leclercville, Saint-Édouard-de-Lotbinière, Saint-Janvier-de-Joly et Val-Alain.
On y retrouve la plus forte concentration de forêts anciennes des Basses-terres du Saint-Laurent. Le réseau hydrographique y est bien développé et s’articule autour des rivières du Chêne, Henri et Huron. C’est d’ailleurs principalement le long de ces trois rivières que l’on retrouve des paysages spectaculaires, nos arbres pluricentenaires et de riches habitats pour la faune et la flore.

Sentiers de marche
Pour en savoir plus sur les sentiers du secteur des Trois-Fourches, situés dans la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière.
Autres activités
Pour connaître l’ensemble des activités proposées dans la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière.
Proposition de réserve de biodiversité
Ce projet d’aire protégée est une proposition commune des Amis de la Forêt seigneuriale de Lotbinière, de l’OBV du Chêne, de Nature Québec, du Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches et de la MRC de Lotbinière.
Multimédia
La dernière seigneuresse - un ultime combat pour la nature
Texte : Eugénie Emond • Photographies : Olivia Laperrière-Roy
Publié le 2 février 2022 sur la plateforme de récits numériques Empreintes de Radio-Canada
Pour certains, cette femme presque centenaire est toujours la seigneuresse. Mais Francine Joly de Lotbinière ne veut rien savoir de ce titre symbolique qui s’éteindra avec elle. Ce qui lui importe : protéger la forêt seigneuriale qui avait été octroyée à sa famille par Louis XIV et d’où on l’a expropriée dans les années 60. Ou ce qu’il en reste!

La forêt ancienne - un documentaire de savoir.media
Découvrez le sentier des Trois-Fourches grâce au premier épisode de La bataille pour la forêt, une série documentaire de savoir.media qui s’attaque aux idées préconçues de la forêt et met en lumière celles et ceux qui se battent pour la protéger. Comment protéger les forêts de demain si on ne connaît pas les forêts d’autrefois? Chercheurs et chercheuses tentent de recomposer ce portrait du passé et remontent le temps afin de mieux entrevoir les réactions des forêts aux changements climatiques en cours. Des parcelles de forêts anciennes existent toujours; ce sont les « Écosystèmes forestiers exceptionnels (EFE) ». Martin Paulette, du Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches, nous fait découvrir la forêt ancienne de la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière et ses arbres vénérables.

Protection de la forêt de la seigneurie de lotbinière - une vidéo de nature québec
La Forêt de la Seigneurie de Lotbinière a une importante valeur écologique. Elle représente le plus grand massif forestier en terre publique des Basses-terres du Saint-Laurent. Elle abrite la plus grande concentration de forêts anciennes peu ou jamais exploitées de toute la région! La Forêt de la Seigneurie de Lotbinière est aussi l’habitat de plusieurs espèces à statut précaire et même d’une espèce de champignon qui n’avait jamais été identifiée à présent au Québec!
Pour en savoir plus sur les travaux de protection de la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière par Nature Québec :





















